Bis repetita placent

Une nuit pour écrire une nouvelle sous double contrainte, voici le seul assujettissement auquel je m’astreins une fois l’an dans le cadre du prix de la nouvelle érotique (https://lesavocatsdudiable.tumblr.com/), le thème était : “ONE MORT TIME”et le mot final : “ENTONNOIR”. Cette année mon texte n’a pas été sélectionné, le thème que j’aborde je le porte depuis un moment et je reprendrai ce texte pour en faire encore autre chose. Je vous le livre avec ses maladresses, sans correction, ni modification comme reçu par le jury au petit matin :

Face au miroir, elle scrutait son visage, ses rides s’étaient marquées, ses cernes creusés, quelques cheveux blancs aussi apparaissaient. Certains matins, elle avait du mal à se reconnaître, où étaient passées ses vingt dernières années ? Elle pencha sa tête en arrière passa ses doigts sous son menton, là où les années se sentent. La maturité. Ses cheveux, malgré quelques fils blancs, étaient épais et longs, d’interminables boucles brunes. Alma, se disait que c’était une sacrée vacherie de se voir vieillir tout de même, alors qu’elle se sentait pleine de vie, prête à tout recommencer chaque jour. Justement, ce soir, elle avait un nouveau rendez-vous, une nouvelle rencontre avec un presque inconnu. Elle y jouerait les mêmes badinages, ceux auxquels elles se prêtaient depuis des mois, dans l’espoir d’une nuit ou d’une vie ? Lire la suite “Bis repetita placent”

un chaud cacao

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Son existence était simple, correcte, ennuyeuse, les jours se succédaient sans surprise, puis venait le dimanche, elle se rendait à la messe et devait se confesser. Seulement avec cette vie-là, quoi dire ? Alors elle inventait des péchés à dire au curé pour ne pas le décevoir, tous les dimanches elle arrivait avec une petite histoire qu’elle avait pris soin d’inventer durant la semaine. On lui avait parlé des sept péchés capitaux alors elle s’en inspirait sauf le dernier la luxure, elle était vierge, elle n’avait eu ni le temps et ni l’envie de coucher, comme les filles du village disaient. Alors elle parlait au curé de sa jalousie pour la voisine qui possédait un jupon de plus qu’elle ou de la colère qu’elle avait eu en trébuchant dans une mare. Elle s’efforçait de rendre cela plausible pour accomplir son obligation dominicale. Lire la suite “un chaud cacao”